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| Dynastie Tang env. VIIe siècle |
Le rôle du cheval ne fut pas aussi diversifié en Asie quen Occident. Le cheval fut principalement (bien que non seulement) utilisé par larmée et le gouvernement et plus rarement dans lagriculture et le transport. En Asie, des facteurs à la fois environnementaux et culturels affectèrent son utilisation et contribuèrent à cet usage comparativement assez limité.
La Chine. Lhistoire montre que les chevaux ont été utilisés et chevauchés en Chine depuis très longtemps, et la Chine peut mettre à son actif deux inventions significatives pour lutilisation du cheval : le collier dépaule et létrier. Les chevaux furent essentiels à la défense de la Chine contre les nomades montés qui harcelaient continuellement l Empire du Milieu dès le IVe siècle av. J.C. Avant cela, déjà depuis plusieurs centaines dannées, les chevaux étaient utilisés pour tirer des charrettes, elles-mêmes introduites en Chine par les tribus dAsie centrale. Le premier exemple dun chariot hippomobile chinois nous vient de la tombe de lempereur Wuding, mort en 1118 av. J.C. Ces chariots étaient sans doute principalement utilisés pour le transport, et non pour le combat, à la différence des Hittites. Vers le IVe siècle av. J.C., lors de combats, les Chinois dépendaient seulement sur leurs hommes à cheval, et non sur des chariots. Il nest donc pas surprenant que létrier fasse son apparition à peu près à cette époque.
En plus de leur rôle au combat, les chevaux furent utilisés par les courriers gouvernementaux pour transmettre les messages. Quand le polo apparut en Chine, en provenance de la Perse, ce sport fit fureur à la cour de lempereur et parmi laristocratie, les militaires, et les classes érudites. Même les femmes y jouèrent. Les chevaux portaient des décorations raffinées et participaient aux divertissements de la cour avec des performances qui sapparentaient davantage à des numéros de cirque plutôt quaux résultats dun dressage de haut niveau. Le cheval resta surtout du domaine des classes aristocratiques. Les paysans nutilisaient pas de chevaux sur leur ferme, et la plupart des marchands ne transportaient pas leurs marchandises par chariots hippomobiles. Ceci sans doute parce que la Chine ne réussit pas à établir un programme délevage domestique, peut-être en raison du terrain défavorable ou du manque de bons pâturages. Quelle que soit la raison, la Chine fut incapable de produire assez de chevaux et dut les importer dAsie centrale à grands frais. Les chevaux restèrent donc un bien de luxe.
Le Japon. Comme en Chine et en Occident, le cheval occupa une place très importante dans larmée japonaise, ceci au moins dès lépoque des invasions coréennes du Ie siècle de notre ère. Remarquablement, je nai trouvé aucune référence à des chariots, ce qui tendrait à prouver que le guerrier à cheval fut la méthode de combat préférée dès le début. Ceci nest pas étonnant, étant donnée la configuration du paysage japonais, composé principalement de collines et de montagnes, où le chariot se révèlerait inutile en cas de conflit.
Comme leurs homologues perses et chinois, les empereurs japonais utilisaient des courriers à cheval pour leur réseau de communication. En ce qui concerne les activités quotidiennes, les chevaux tiraient des charrettes, mais pas de charrues, puisque lagriculture japonaise était, et est toujours, centrée sur le riz, qui requiert une méthode de culture complètement différente. Comme en Chine et en Europe, le cheval était principalement associé avec pouvoir et privilèges. A la différence de la Chine, beaucoup de fermiers humbles en possédaient un pour tirer leurs charrettes jusquau marché local, et beaucoup de commerçants riches allaient en ville à cheval. Mais quand le marchand voyageait à cheval, il ne tenait pas les rênes, car tenir les rênes soi-même était considéré indigne pour qui que ce soit à moins dêtre un soldat. Le cheval du marchand était conduit de chaque côté par des hommes à pied, ce qui assurait que le voyage allait durer bien plus longtemps que si le marchand avait pris les rênes lui-même. Le cheval était obligé de se limiter à la vitesse des hommes à pied. Ceci représentait un gaspillage du potentiel du cheval en tant que moyen de transport individuel.
Les différences primordiales aussi bien dans lagriculture que dans la société firent que le cheval eut bien moins dinfluence dans les développements économique et politique de lAsie quil nen eut en Occident. Par contre, les Chinois et les Japonais devancèrent les Occidentaux sur un point : les femmes montaient à califourchons, non pas comme en Occident, où elles durent se percher précairement sur une selle amazone jusquau début du XXe siècle!
Au Japon, comme en Occident, le cheval occupa une place très importante dans larmée, sans doute dès les invasions de la Corée au 1er siècle de notre ère. Remarquablement, je nai trouvé aucune référence à des chariots, ce qui indique que le guerrier à cheval fut la méthode de combat préférée dès le début. Ceci nest pas étonnant, étant donné la configuration du paysage japonais, composé principalement de collines et de montagnes, où un chariot se révèlerait inutile en cas de conflit.
Comme leurs homologues perses, les empereurs japonais utilisaient des courriers à cheval pour leur réseau de communication. En ce qui concerne les activités quotidiennes, les chevaux tiraient des charrettes, mais pas de charrues, puisque lagriculture japonaise était, et est toujours, centrée sur le riz, qui requiert une méthode de culture complètement différente. Au Japon, comme en Europe, le cheval était principalement associé avec pouvoir et privilèges, bien que beaucoup de fermiers humbles en possédaient un pour tirer leurs charrettes jusquau marché local.
Quand un commerçant riche voyageait à cheval, il ne tenait pas les rênes, car tenir les rênes soi-même était considéré indigne pour qui que ce soit à moins dêtre un soldat. Le cheval du marchand était guidé de chaque côté par des hommes à pied, ce qui assurait que le voyage allait durer plus longtemps que si le marchand avait pris les rênes lui-même. Le cheval ne pouvait avancer quà la vitesse des hommes à pied. Ceci représentait un gaspillage du potentiel du cheval en tant que moyen de transport individuel.
Les différences primordiales aussi bien dans lagriculture que dans la société firent que le cheval eut moins dinfluence dans les développements économique et politique du Japon quil nen eut en Occident. Par contre, les Japonais devancèrent les Occidentaux sur un point: les femmes montaient à califourchons, non pas comme en Occident, où les femmes durent se percher précairement sur une selle amazone jusquau début du XXe siècle!
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