La Croisade des Enfants
Megan Hasting
French 420
Winter Semester, 1997
Remplis de la ferveur religieuse causée par les croisades, des milliers d’enfants en France et Allemagne sont partis en 1212 avec l’intention de conquérir la Terre Sainte et récupérer le Sépulcre de Christ des infidèles musulmans. La croyance étaient que “ce que la Providence n’accorde pas aux adultes, des pécheurs par définition, elle l’accordera aux enfants, des symboles d’innocence”. Deux groupes différents ont essayé d’organiser des croisades, mais comme les vraies croisades que les enfants ont essayé d’égaler, les deux expéditions étaient vouées à la catastrophe.
En Allemagne, Nicholas, un petit garçon de dix ans a commencé d’appeler les enfants de sa ville de Cologne de partir en croisade avec lui. Il a promis qu’il conquérirait l’Islam par une campagne militaire non-violent. Son enthousiasme pour cette cause était contagieux. Très bientôt, des milliers d’enfants à l’âge de six jusqu’à dix-huit avaient ignoré les appels de leurs parents et sont partis de leur ville pour suivre Nicholas à l’Italie, où Nicholas les a promis que la mer Méditerranée se séparerait comme les eaux ont fait pour les anciens israéliens, pour qu’ils puissent marcher à la Terre Sainte sur la terre ferme et conquérir miraculeusement la Terre Sainte avec rien que le pouvoir divin. La nombre des enfants a augmenté régulièrement parce qu’en chaque ville qu’ils ont traversé, des enfants de cette ville ont été emportés par la quête, en suivant l’appel des croisades, “Deus le vult” (Dieu le veut).
La groupe de Nicholas était comprise de vingt mille enfants, mais la plupart de ceux qui étaient les plus petits et faibles ne pouvaient pas faire l’ascension des Alpes, et se sont écroulés de l’épuisement et de famine. Tous les enfants ont souffert des épreuves terribles pendant leur voyage. Beaucoup des enfants sont morts et beaucoup de plus ont abandonné la croisade et sont rentrés à leurs villes d’origine. Ceux qui ont survécu et persévéré sont arrivés à Lombardy, où ils se sont dispersés en plusieurs groupes. Si c’était délibéré ou par l’accident on ne saura jamais. La groupe la plus grande, au total plus de sept mille, est arrivée à Genoa le 25 août 1212, mais la Méditerranée ne s’est pas séparée comme Nicholas avait promis. Alors ils ont dû abandonner leur croisade parce qu’il n’y avait pas de bateau qui voulait les emmener à la Terre Sainte. Quelques enfants sont allés à Rome pour demander à le pape, Innocent III, de libérer les enfants de leurs serments de croisade, mais les autres a été dispersés d’un côté à l’autre d’Italie, “épuisés, humiliés, et sans le sou”.
Pendant que Nicholas était en train de mener sa bande des croisés par-dessus les Alpes, un mouvement similaire avait lieu en France. Au mois de juin de 1212, un jeune berger qui s’appellait Stephen a annoncé qu’il avait vu une vision de Christ, qui lui a donné un lettre et lui a commandé de le remettre au roi de France, qui était à cette époque Philippe Auguste. Stephen s’est mis à sa commission “avec zèle”, et bientôt des milliers d’enfants français enthousiastes l’ont joint. C’était peu après que la foule des enfants ont décidé qu’il fallait apporter la mission de Christ à la Sainte Terre. La bande de Stephen, trente mille enfants au total, est arrivée à Marseilles finalement, où ils “sont tombés sur des négociants dénoués de scruples”. On croit que ces négociants s’appellaient Hugh Ferreus et Guillaume Porcus. En tout cas, ces négociants sans scruples ont promis aux enfants de leur emmener à la ville d’Acre, en Palestine, mais en réalité ils les ont vendus aux musulmans en Afrique du Nord et en Égypte comme des esclaves. Quelques années après, l’un des enfants vendus est retourné pour raconter cette histoire triste.
Une autre source médiévale dit que Ferreus et Porcus leurs a promis le passage gratuit à Syria. Ils sont partis en sept navires, mais une tempête près de l’Île de Saint Pierre en a jeté deux sur les pierres, et ils ont coulé au fond, perdu corps et biens. On dit que les autres cinq navires sont arrivés à quai à Bougie, en ce qui est Algérie en ce moment, et a Alexandria en Égypte, où les négociants les ont vendus en esclavage. Le caliph-al-Nasir lui-même, à ce que l’on suppose, a acheté quatre cent enfants, et les autres enfants étaient vendus aux princes saracens ou des marchands des esclaves. Il était rendu compte que dix-huit des enfants étaient des martyrs par les saracens qui ont essayé de les forcer de renoncer la christianisme. Jusqu’à dix-huit ans après la croisade désastreuse, Mascemuth d’Alexandria possédait toujours sept cent des croisés, qui étaient à ce moment-là des hommes adultes.
Cette histoire, malgré qu’elle soit une des plus populaires et fascinantes des celles des croisades, est un peu incroyable, à mon avis. Comment se fait-il que les parents des enfants qui n’avaient que six ans ne pouvaient-ils pas garder leur fils, ou bien leur fille, chez eux? Est-il possible qu’ils ne savaient rien de cette croisade et les vœux que leurs enfants avaient fait de conquérir la Terre Sainte? Vingt ou trente mille enfants est un très grand nombre. Comment les enfants ont-ils mangé, où ont-ils dormi? Est-il possible que personne les a vus, que personne ne savait rien? Moi je crois que c’est trop peu plausible, trop ridicule, pour être vrai. À cette époque, il y avaient trois ordres en société: ceux qui prient (les oratores), ceux qui travaillent (les laborantes), et ceux qui combattent (les bellatores). Les enfants ne se divisent pas en cette dernière catégorie. Cette histoire est très impressive si elle est vraie.
Mais, bien sûr, il y a une autre explication de ce qui s’est passé, celle des pueri. Le mot “pueri” est un mot latin qui se traduit comme “les enfants” (ou, si on croit ma sœur, qui a sa maîtrise en latin, “les garçons”), mais c’était utiliser pour décrire une bande des pauvres sans abri à la fin du douzième et au commencement du treizième siècles.
Au commencement du treizième siècle, l’Europe était dans un état de bouleversements économiques qui a provoqué une nouvelle période de prospérité et de pouvoir, et bien sûr cette période voulait dire aussi que certaines personnes plus faibles restaient en plan. Dans certaines régions de l’Allemagne et de la France du nord, beaucoup des très pauvres paysans ne pouvaient plus faire que leurs fermes soient aussi productives, ou ils ont trouvé qu’ils n’avaient pas ce qu’il fallait pour être au courant avec les niveaux de travailler de la nouvellement efficace Europe. Beaucoup de ces paysans étaient contraints de vendre leurs fermes aux paysans qui avaient plus d’argent qu’eux, et ils se trouvent sans abri et forcés d’être mendiants. Pendant ces années une nouvelle classe est apparue. Des familles entières, hommes, femmes, et enfants, étaient forcés de vivre des vies des mendiants errants aux bords de la société. Souvent ils étaient attirés aux nouvelles sectes hérétiques qui insistaient sur la valeur de la pauvreté sainte, et qui leur disaient que leur souffrance avaient une valeur: c’étaient eux qui imitaient vraiment le Christ, pas les moines riches et les évêques de l’église d’Innocent III. Des sectes comme celle-ci répandaient partout l’Europe, et souvent elles sont devenues belligérantes vers “l’établissement”, qui était indifférent à leurs difficultés et leur triste situation.
D’abord quand ils ont été remarqués, ces bandes des pauvres errants ont été appellés les “pueri”, les enfants, (penser aux Blancs d’Afrique du Sud parlant à leurs domestiques, et comment ils les appellent souvent “garçon”), et en 1212 ils ont fondé un mouvement réligieux protestant. Un jeune puer français qui s’appellait Stephen a eu une vision de Jésus le Christ, qui a apparu déguisé en pèlerin pauvre, en mendiant du pain. Il lui a donné un lettre pour Philippe Auguste, dans lequel il a plaidé le cas des pauvres. Soudainement, il y avait une vague d’espoir et d’excitation: il semblait que Jésus n’avait pas oublié les pauvres après tout. Il avait montré qu’il était un homme pauvre aussi, et qu’il “s’identifiait avec eux”, il était prêt pour plaider leur cas aux riches et puissants.
Vers le même temps en Allemagne, un mouvement similaire est apparu spontanément, mené par un puer qui s’appellait Nicholas. En chaque pays environ trente mille pueri ont formé des processions massives, ont porté des grandes croix de bois et ils ont marché à travers le paysage et à travers les villes et villages. Ils ont transformé leur vagabondages forcés en voyage saint, suivant la Croix du pauvre Jésus qui souffre. Ces processions étaient aussi une démonstration puissante de la triste situation des pueri et un moyen dramatique de montrer leur identification avec le Christ, qui avait eu rien place de se reposer. Les historiens de ce temps disent que pendant qu’ils ont marché, ils ont chanté “Notre Seigneur, soulève les gens chrétiens et nous redonne la Croix Vraie”. Mais ces voyages saints n’étaient pas un prélude d’un jihad (une guerre sainte). À la fin de l’été les pueri se sont dispersés paisiblement, et il semble qu’ils ont disparu de l’histoire. Beaucoup a joint, sans doute, des nouvelles sectes hérétiques, qui étaient plus belligérantes, comme les Waldesiens, qui aussi ont prêché un retour à la pauvreté apostolique, et comme une classe distincte les pueri ont disparu.
Cette nouvelle explication fait beaucoup de sens, mais peut-être que la création de la mythe est-elle aussi intéressante que l’histoire elle-même. Elle montre exactement comment les croisades étaient enchâssées dans la conscience de l’Europe. Quand les historiens plus tard ont lu l’histoire des grandes processions des pueri qui portaient des croix et priaient pour le retour de la Croix Vraie, qui était perdue à la Bataille de Hittin, ils ont supposé qu’ils devaient être des croisés qui marchaient à Jérusalem et qui essayaient de retourner les croisades aux jours pieux de Pierre l’Ermite. Stephen et Nicholas, les deux, se présentaient comme des prophètes qui avaient été inspirés par Dieu. Et la mythe avait un nouveau pacifisme qu’on n’a pas vu dans les autres croisades: Nicholas voulait convertir les musulmans par prêcher aux eux, pas les massacrer et laisser Dieu les convertir. L’histoire de la Croisade des Enfants montre que les gens commençaient de rêver d’une croisade paisible et de chercher un christianisme alterné qui était plus près de la vie que Jésus avait vécu sur la terre, par opposition à l’Église puissante et corrompue d’Innocent III.
Bibliographie
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Associated Readings:
Billings, Malcolm, The Cross and the Crescent: A History of the Crusades.
Bradford, Ernie, The Great Betrayal: The Story of the Fourth Crusade.
Duggan, Alfred, The Story of the Crusades 1097 to 1291.
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